Hubert THOMAS est disciple direct, instructeur et proche collaborateur du fondateur du Kinomichi. À la demande de Maître Masamichi Noro, il a exercé les fonctions de président des instructeurs et enseignants du Kinomichi depuis la création de l’association affiliée à la Fédération Française Aïkido, Aïkibudo, Kinomichi et Disciplines Associées (FFAAA), fonction qu’il a continuée d’assumer après son décès. Il est actuellement président de l’Institut Français du Kinomichi (IFK) eu sein de la FFAAA. Professeur diplômé d’État spérieur DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), spécialité performance sportive, mention aïkido, aïkibudo et disciplines associées, il est 8ᵉ Dan CSDGE Aïkido (Kinomichi – Commission spécialisée des dans et grades équivalents.)
Au sein de la prestigieuse Dai Nippon Butoku Kai (DNBK – Kyoto, Japon), il est 8ᵉ Dan Aïkido style/méthode kinomichi, et titulaire des titres de Hanshi et Sō-Shihan. Il est Représentant officiel national et international de la DNBK (Daihyō).
Il est également docteur en médecine, diplômé de la Faculté de Médecine de Montpellier, anesthésiste-réanimateur, spécialiste des Hôpitaux et titulaire notamment d’un diplôme en acupuncture et formateur en techniques acupuncturales et assimilées.
Cette double compétence, martiale et médicale, influence son orientation pédagogique ainsi que son approche du Budō.
« L’intention d’une connexion physique et mentale avec le ou les partenaires (musubi), dynamique, relationnelle et juste, engendre l’harmonisation (awase). La technique en devient la conséquence et apparaît alors naturellement. Elle conduit le partenaire dans un mouvement où la rupture d’équilibre (kuzushi) fait évoluer le déséquilibre vers un équilibre en transformation permanente. Cette dynamique favorise une pratique respectueuse du corps et de la santé, tout en préservant la dimension martiale du Budō. »
Hubert Thomas, M.D., disciple direct, instructeur et proche collaborateur de Maître Masamichi Noro (1935–2013)
Années 1970–1980, début des années 1990 :
Depuis 1967, âgé de 11 ans, Hubert Thomas étudie les arts martiaux de façon multidisciplinaire. Il débute par le Judo et l’Aïkido comme discipline principale pour lequel il a une pratique quotidienne. L’Aïkido constitue depuis lors un fil conducteur de son parcours, aujourd’hui poursuivi à travers le Kinomichi. Il reçoit l’enseignement de maîtres formés par Ō-Sensei Morihei Ueshiba, notamment de maître Masamichi Noro, disciple direct du fondateur, délégué officiel chargé du développement de l’Aïkido en Europe et en Afrique, qui quitte l’Aïkikaï de Tokyo en 1979.
À partir de 1981, parallèlement à ses études médicales, il occupe des fonctions de conseiller technique régional auprès de maître André Nocquet au sein de la Fédération française d’aïkido et kobudo (FFAK). En 1983, lors de la création de la Fédération française d’aïkido, aïkibudo et affinitaires (FFAAA), il exerce les fonctions de directeur technique régional (DTR) jusqu’au début de l’année 1986.
À partir de 1986, il s’intéresse au Kinomichi tout en poursuivant l’étude de l’Aïkido et d’autres budō (kenjutsu, kobudō…), ainsi que de la self-défense, avec une ouverture vers certaines pratiques issues des arts martiaux chinois.
De 1996 jusqu’au décès de maître Masamichi Noro en 2013 :
Il suit son enseignement direct dans ses dojos successifs. Formé personnellement par maître Masamichi Noro, il bénéficie d’une relation privilégiée, habitant et formé à son contact et il devient instructeur de Kinomichi. A la création de l’association des enseignants et instructeurs en 2001, maître Masamichi Noro étant président d’honneur, il en est président, et ce jusqu’à la formation de l’Institut Français du Kinomichi organe officiel du kinomichi via la Fédération française d’aïkido, aïkibudo kinomichi et associés (FFAAA). Ainsi, il l’assiste dans l’élaboration de la nomenclature de la sous-commission du Kinomichi à la CSDGE de l’union des fédérations d’aikido (UFA) et dans la préparation des discussions sur les grades Dan d’État. En 2012, il est classé dans le 7ᵉ groupe au sommet du classement pyramidal établi par maître Masamichi Noro. La même année, il l’envoie au Japon, accompagné de L Forni et JP Cortier, pour présenter le Kinomichi. Parallèlement, il le mandate pour engager les discussions sur les grades Dan avec la CSDGE de l’UFA. Nommé Shihan, il reçoit au Japon titres et grades sous l’égide de la famille impériale.
De 2013 à aujourd’hui :
Il devient membre du comité directeur de la FFAAA, fédération agréée par le ministère chargé de la jeunesse et des Sports. En 2015, à l’issue d’un processus d’expertises et d’examens techniques, les maîtres de la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto) lui attribuent le grade de 8ᵉ dan d’aïkido (style/méthode Kinomichi). En 2016, il reçoit le titre de Hanshi en présence des autorités japonaises. En 2021, il est élu président de l’Institut Français du Kinomichi (IFK), organe fédéral de la FFAAA, la discipline accédant alors au statut de discipline associée. Il obtient la même année le diplôme d’État français DESJEPS aïkido et disciplines associées (Kinomichi). En 2022, il reçoit en France le grade d’État 8ᵉ Dan CSDGE aïkido (Kinomichi). En 2023, il reçoit à Kyoto, en présence de son Altesse impériale la princesse Akiko de Mikasa, le Butoku Knight Award. En 2025, il reçoit au Japon un prix d’excellence pour la contribution au développement des Budō, remis par M. Takatoshi Nishiwaki, Gouverneur de la préfecture de Kyoto, en présence du Maire de Kyoto, des maîtres de la DNBK, de Sosai Higashifushimi Jiko (cousin de Sa Majesté l’Empereur émérite Akihito) et de son Altesse Impériale la princesse Akiko de Mikasa. Il est également, au Butokuden, nommé Sō-Shihan et Daihyō lors d’un rituel martial traditionnel japonais, s’apparentant à un adoubement avec un ken. Il est actuellement responsable du Conseil supérieur du Kinomichi (CSK), président de l’Institut français du Kinomichi et membre du comité directeur de la FFAAA.