Hubert Thomas est disciple direct de maître Masamichi Noro, fondateur du Kinomichi, auprès duquel il a exercé les fonctions d’instructeur et de proche collaborateur. Il est par ailleurs titulaire de hauts grades dans plusieurs disciplines martiales.
Au Japon, au sein de la prestigieuse Dai Nippon Butoku Kai (DNBK, Division internationale), placée sous le haut patronage de la Famille Impériale, il est titulaire du très rare titre de Sō-Shihan, l’une des plus hautes distinctions honorifiques décernées par cette institution. Il est également titulaire du grade de 8ᵉ Dan d’Aïkido (méthode Kinomichi) et du titre de Hanshi. Enfin, il exerce les fonctions de représentant officiel national et international de la DNBK en qualité de Daihyō.
En France, professeur diplômé d’État supérieur DESJEPS (Diplôme de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), spécialité performance sportive, mention aïkido, aïkibudo et disciplines associées, il assure depuis la création en 2001 la présidence des instructeurs et enseignants du Kinomichi au sein de la FFAAA (Fédération Française d’Aïkido, Aïkibudo, Kinomichi et Disciplines Associées). Il est aujourd’hui président de l’Institut Français du Kinomichi (IFK), instance fédérale officielle de la discipline en France via la FFAAA. Il est par ailleurs titulaire du 8ᵉ Dan d’État délivré par la CSDGE Aïkido (Kinomichi), Commission Spécialisée des Dans et Grades Équivalents. Ce grade représente le plus haut niveau officiellement accessible dans cette discipline.
Il est également docteur en médecine, diplômé de l’Université de Montpellier (France), anesthésiste-réanimateur et spécialiste des Hôpitaux. ll est titulaire notamment d’un diplôme en acupuncture et est formateur en techniques acupuncturales et assimilées.
Cette double compétence, martiale et médicale, influence son orientation pédagogique ainsi que son approche du Budō.
« L’intention d’une connexion physique et mentale avec le ou les partenaires (musubi), dynamique, relationnelle et juste, engendre l’harmonisation (awase). La technique en devient la conséquence et apparaît alors naturellement. Elle conduit le partenaire dans un mouvement où la rupture d’équilibre (kuzushi) fait évoluer le déséquilibre vers un équilibre en transformation permanente. Cette dynamique favorise une pratique respectueuse du corps et de la santé, tout en préservant la dimension martiale du Budō. »
Hubert Thomas
Années 1970–1980, début des années 1990 :
Depuis 1967, âgé de 11 ans, Hubert Thomas étudie les arts martiaux de façon multidisciplinaire. Il débute par le Judo et l’Aïkido comme discipline principale pour lequel il a une pratique quotidienne. L’Aïkido constitue depuis lors un fil conducteur de son parcours, aujourd’hui poursuivi à travers le Kinomichi. Il reçoit l’enseignement de maîtres formés par Ō-Sensei Morihei Ueshiba dont maître Masamichi Noro qui quitte l’Aïkikaï de Tokyo en 1979 et qui est disciple direct du fondateur de l’Aïkido et délégué officiel chargé du développement en Europe et en Afrique.
À partir de 1981, parallèlement à ses études médicales, il occupe des fonctions de conseiller technique régional auprès de maître André Nocquet au sein de la Fédération française d’aïkido et kobudo (FFAK). En 1983, lors de la création de la Fédération française d’aïkido, aïkibudo et affinitaires (FFAAA), il exerce les fonctions de directeur technique régional (DTR) jusqu’au début de l’année 1986.
À partir de 1986, il s’intéresse au Kinomichi tout en poursuivant encore aujourd’hui l’étude de l’Aïkido et d’autres budō (kenjutsu, kobudō…), ainsi que de la self-défense pour lesquels il est titulaire de hauts grades. À partir des années 1980, l’enseignement et la pratique intègrent progressivement certaines influences issues des arts martiaux chinois.
De 1996 jusqu’au décès de maître Masamichi Noro en 2013 :
Il suit l’enseignement direct de maître Masamichi Noro dans ses dojos successifs. Il bénéficie également d’une relation privilégiée, habitant avec lui et formé à son contact. Il devient ainsi instructeur de Kinomichi. A la création de l’association des enseignants et instructeurs en 2001, il en est président avec maître Masamichi Noro président d’honneur, et ce jusqu’à la formation de l’Institut Français du Kinomichi (IFK) organe officiel du kinomichi via la Fédération française d’aïkido, aïkibudo kinomichi et associés (FFAAA). Par ailleurs, il l’assiste dans l’élaboration de la nomenclature de la sous-commission du Kinomichi à la CSDGE de l’union des fédérations d’aikido (UFA) et dans la préparation des discussions sur les grades Dan d’État. En 2012, il est classé dans le 7ᵉ groupe au sommet du classement pyramidal établi par maître Masamichi Noro. La même année, il l’envoie au Japon, accompagné de L Forni et JP Cortier, pour présenter le Kinomichi. Parallèlement, il le mandate pour engager les discussions sur les grades Dan avec la CSDGE de l’UFA. Nommé Shihan, il reçoit au Japon titres et grades sous l’égide de la famille impériale.
De 2013 à aujourd’hui :
Il devient membre du comité directeur de la FFAAA, fédération agréée par le ministère français chargé de la jeunesse et des Sports. En 2015, à l’issue d’un processus d’expertises et d’examens techniques, les maîtres de la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto) lui attribuent le grade de 8ᵉ dan d’aïkido (style/méthode Kinomichi). En 2016, il reçoit le titre de Hanshi en présence des autorités japonaises. En 2021, il est élu président de l’Institut Français du Kinomichi (IFK), organe fédéral de la FFAAA, la discipline accédant alors au statut de discipline associée. Il obtient la même année le diplôme d’État français DESJEPS aïkido et disciplines associées (Kinomichi). En 2022, il reçoit en France le grade d’État 8ᵉ Dan CSDGE aïkido (Kinomichi). En 2023, il reçoit à Kyoto, en présence de son Altesse impériale la princesse Akiko de Mikasa, le Butoku Knight Award. En 2025, il reçoit au Japon un prix d’excellence pour la contribution au développement des Budō, remis par M. Takatoshi Nishiwaki, Gouverneur de la préfecture de Kyoto, en présence du Maire de Kyoto, des maîtres de la DNBK, de Sosai Higashifushimi Jiko (cousin de Sa Majesté l’Empereur émérite Akihito) et de son Altesse Impériale la princesse Akiko de Mikasa. Il est également, dans le Butokuden, nommé Sō-Shihan et Daihyō lors d’un rituel martial traditionnel japonais, s’apparentant à un adoubement avec un ken. Il est actuellement responsable du Conseil supérieur du Kinomichi (CSK), président de l’Institut français du Kinomichi et membre du comité directeur de la FFAAA.