L’Aïkido constitue la racine martiale du Kinomichi développé comme une expression pédagogique et corporelle spécifique.
« L’intention d’une connexion physique et mentale avec le ou les partenaires (musubi), dynamique, relationnelle et juste, engendre l’harmonisation (awase). La technique en devient la conséquence et apparaît alors naturellement. Elle conduit le partenaire dans un mouvement où la rupture d’équilibre (kuzushi) fait évoluer le déséquilibre vers un équilibre en transformation permanente. Cette dynamique favorise une pratique respectueuse du corps et de la santé, tout en préservant la dimension martiale du Budō. »
Hubert Thomas, M.D., disciple direct, instructeur et proche collaborateur de feu Maître Masamichi Noro (1935–2013)
Parcours Aikidō – Kinomichi
A partir de 1967, à l’âge de 11 ans, Hubert Thomas débute l’étude des arts martiaux par le Judo et l’Aïkido comme discipline principale pour lequel il reçoit l’enseignement de maîtres formés par Ō-Sensei Morihei Ueshiba, dont maître Masamichi Noro envoyé par celui-ci comme délégué officiel pour l’Europe et l’Afrique.. L’Aïkido est toujours présent, aujourd’hui exprimé à travers le Kinomichi.
À partir de 1996, Hubert THOMAS est directement formé pour le Kinomichi par maître Masamichi Noro (1935–2013). Il devient instructeur de Kinomichi, habitant et formé à son contact. A la création de l’association des enseignants et instructeurs en 2001, il en est président jusqu’à la formation de l’Institut Français du Kinomichi en 2019, maître Masamichi Noro étant président d’honneur.
Reconnu par les instances ministérielles et fédérales françaises, ainsi que par des institutions officielles et traditionnelles japonaises, il est titulaire du DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport), spécialité performance sportive, mention aïkido, aïkibudo et disciplines associées., ainsi que du 8ᵉ Dan CSDGE Aïkido (Kinomichi). Il est 8ᵉ Dan Aïkidō style/méthode Kinomichi avec les titres de Hanshi, Sō-Shihan et Daihyō délivrés par la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto, Japon). Haut gradé dans d’autres disciplines martiales, il est également docteur en médecine, spécialiste en anesthésie-réanimation et médecine périopératoire, ainsi que formateur en techniques acupuncturales et assimilées. Cette double compétence, martiale, et médicale influence son orientation pédagogique et son approche du Budō.
Années 1970–1980, début des années 1990 : à coté d’une pratique quotidienne, de nombreux stages et séminaires sont suivis auprès d’experts et de maîtres formés par Ō-Sensei Morihei Ueshiba : Masamichi Noro qui quitte l’Aïkikaï de Tokyo en 1979, et Nobuyoshi Tamura, André Nocquet, Hirokazu Kobayashi, Katsuaki Asai, Jean-Daniel Cauhepe… ponctuellement Seigo Yamaguchi…
À partir de 1981, parallèlement à ses études médicales, il occupe des fonctions de conseiller technique régional auprès de maître André Nocquet au sein de la Fédération française d’aïkido et kobudo (FFAK). En 1983, lors de la création de la Fédération française d’aïkido, aïkibudo et affinitaires (FFAAA), il exerce les fonctions de directeur technique régional (DTR) jusqu’au début de l’année 1986.
À partir de 1986, il s’intéresse au Kinomichi tout en poursuivant l’étude de l’Aïkidō et d’autres budō (kenjutsu, kobudō…), ainsi que de la self-défense, avec une ouverture vers certaines pratiques issues des arts martiaux chinois.
De 1996 jusqu’au décès de maître Masamichi Noro en 2013, il suit son enseignement direct dans ses dojos successifs. Formé personnellement par maître Masamichi Noro, il bénéficie d’une relation privilégiée permettant ainsi une immersion complète. Il l’assiste notamment dans l’élaboration de la nomenclature de la sous-commission du Kinomichi à la CSDGE de l’union des fédérations d’aikido (UFA) et dans la préparation des discussions sur les grades Dan d’État. En 2012, il est classé dans le 7ᵉ groupe au sommet du classement pyramidal établi par maître Masamichi Noro. La même année, il l’envoie au Japon, accompagné de L Forni et JP Cortier, pour présenter le Kinomichi. Parallèlement, il le mandate pour engager les discussions sur les grades Dan avec la CSDGE de l’UFA. Nommé Shihan, il reçoit au Japon titres et grades sous l’égide de la famille impériale.
De 2013 à aujourd’hui : Il assiste aux travaux, puis devient membre du comité directeur de la Fédération française d’aïkido, aïkibudo et associés (FFAAA), fédération agréée par le ministère chargé des Sports. En 2015, à l’issue d’un processus d’expertises et d’examens techniques, les maîtres de la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto) lui attribuent le grade de 8ᵉ dan d’aïkidō (style Kinomichi). En 2016, il reçoit le titre de Hanshi en présence des autorités japonaises. En 2021, il est élu président de l’Institut Français du Kinomichi (IFK), organe fédéral de la FFAAA, la discipline accédant alors au statut de discipline associée. Il obtient la même année le diplôme d’État français DESJEPS Aïkido et disciplines associées (Kinomichi). En 2022, il reçoit en France le grade d’État 8ᵉ Dan CSDGE Aïkido (Kinomichi). En 2023, il reçoit à Kyoto, en présence de son Altesse impériale la princesse Akiko de Mikasa, le Butoku Knight Award. En 2025, il reçoit au Japon un prix d’excellence pour la contribution au développement des Budō, remis par M. Takatoshi Nishiwaki, Gouverneur de la préfecture de Kyoto, en présence du Maire de Kyoto, des maîtres de la DNBK, de Sosai Higashifushimi Jiko (cousin de Sa Majesté l’Empereur émérite Akihito) et de son Altesse Impériale la princesse Akiko de Mikasa. Il est également, au Butokuden, nommé Sō-Shihan et Daihyō lors d’un rituel martial traditionnel japonais, s’apparentant à un adoubement avec un ken. Il est actuellement responsable du Conseil supérieur du Kinomichi (CSK), président de l’Institut français du Kinomichi et membre du comité directeur de la FFAAA.
De l’Aîkido au Kinomichi et du Kinomichi à …
Mouvements codifiés au Jo dans le Dojo
Démonstration au Japon ici sur parquet