« Il faut connaître la technique car une technique juste est un trésor que l'on partage avec l'élève. Le débutant est d'une grande sensibilité. Il faut lui montrer des mouvements avancés car il goûte la merveille qu'on lui dévoile comme j'ai moi-même goûté au premier jour les techniques de mon Maître Ueshiba Moriheï »
Noro Masamichi Sensei
Préambule : les grades et titres mentionnés sur ce site sont délivrés par les organisations officielles dont ils relèvent, notamment japonaises, et ne se substituent pas aux grades reconnus par l’État français.
Le grade Dan atteste d’un engagement durable dans la pratique, ainsi que d’une maîtrise approfondie des principes techniques de la discipline. La hiérarchie des grades va de 1 à 8, 8ᵉ Dan correspondant au plus haut niveau.
Le DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) est un diplôme d’État français délivré par le Ministère chargé des Sports. Il certifie un haut niveau de compétence en encadrement, en direction technique et en développement de projets dans le domaine sportif.
Hanshi (範士) : « modèle / Maître exemplaire », est le titre honorifique le plus élevé du système Shōgō (称号). Décerné par l’organisation Dai Nippon Butoku Kai créée en 1895 (Kyoto, Japon) sous le parrainage de la famille impériale, il est attribué aux maîtres qui, par leur exemplarité technique morale et pédagogique, deviennent des modèles de leur vivant de la Voie du Budō. Il ne constitue pas un grade technique au sens du dan.
Sō-Shihan (宗師範) : « Maître des Maîtres », titre honorifique de fonction, majeur dans les arts martiaux japonais, il se distingue par sa rareté et son exigence. Situé hors de la hiérarchie classique des grades et plus haute autorité technique d’un style, il supervise l’évolution de la discipline, son éthique, son excellence technique, sa transmission. Il en assure la représentation officielle, au Japon comme à l’international. Bien qu’il soit reconnu dans les cadres traditionnels (koryū) et modernes (gendai budō), il ne fait pas l’objet d’une réglementation internationale stricte, ce qui implique d’en apprécier l’usage et la provenance au regard de cadres institutionnels reconnus.
Daihyō (代表) en japonais signifie littéralement “représentant officiel” ou “délégué”. Il est mandaté, à l’échelle nationale et internationale, pour agir au nom d’une école, d’une organisation ou d’un fondateur, tant pour sa représentation institutionnelle que symbolique. Il peut exister plusieurs Hanshi au sein d’une même structure, mais un seul Daihyō par école ou par division nationale.
Historique de la mise en place des grades Dan de Kinomichi
Signification des Dan en Kinomichi
Les grades DAN sont délivrés par la CSDGE Aïkido (Ministère des Sports – France) et par la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto – Japon).
Pourquoi les grades Dan appliqués au Kinomichi ?
Au début de l’année 2012, Maître Masamichi Noro, fondateur du Kinomichi, a pris la décision écrite d’instaurer, pour l’enseignement professionnel de sa discipline, un système de grades dan d’État assorti d’une nomenclature applicable au Kinomichi. Cette mesure visait à permettre à ses instructeurs d’accéder, en France, aux diplômes d’État d’Aïkido, d’Aïkibudo et des disciplines associées, conformément au cadre réglementaire national.
Les grades Dan constituent un repère objectif de progression et un outil d’évaluation continue du pratiquant.
Ils permettent une appréciation impartiale de la formation, sans dérive sectaire, fondée sur une progression factuelle, méritée et structurée, selon des critères techniques et éthiques clairement définis dans la nomenclature officielle du Kinomichi.
Les grades Dan s’appuient sur une nomenclature technique et éthique, commune à la Commission Spécialisée des Dan et Grades Équivalents (CSDGE) du Ministère des Sports en France et à la structure liée à la Dai Nippon Butoku Kai General Corporation (DNBK) au Japon.
Comment obtenir les grades Dan ?
En France, un grade dan est un diplôme acquis à vie, strictement encadrée par la législation. Ils sont protégés par la loi et relèvent de la compétence du ministère chargé des Sports, sous le contrôle des commissions spécialisées des fédérations délégataires reconnues par l’État. Le Kinomichi a officiellement une sous-commission spécialisée de la Commission Spécialisée des Dans et Grades Equivalents (CSDGE) d’Aïkido.
Au Japon, les grades Dan ainsi que les titres de maîtrise sont attribués après examens rigoureux jusqu’au 8ᵉ Dan, conformément à des critères stricts fondés sur l’aspect technique, la tradition du Budō et la valeur personnelle du pratiquant. Pour l’attribution des titres et des grades dan de la Dai Nippon Butoku Kai (大日本武徳会, Kyoto, Japon), Hubert Thomas est référent en sa qualité d’International Representative (Daihyō) et de Sō-Shihan.
Nomenclature officielle CSDGE Aïkido* et DNBK**
*Commission Spécialisée Dan Grades et Equivalents (Ministères des Sports, France)
** Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto, Japon)
La nomenclature a été élaborée sous la direction de Noro Masamichi Sensei de 2005 à 2011.
Cadre des grades Dan d'Etat en France (CSDGE)
En France, le code du sport prévoit une série de dispositions visant à protéger les dans ou grades équivalents délivrés dans les différents arts martiaux. Au sens du législateur, il s’agit de « qualifications ». […] L’article L.212-5 dispose ainsi que « nul ne peut se prévaloir d’un dan ou d’un grade équivalent (…) s’il n’a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération » délégataire ou agréée […].
Particularité des grades Dan Dai Nippon Butoku Kai – Japon
« Mens sana in corpore sano »