UESHIBA Moriheï
NORO Masamichi

« Il faut connaître la technique car une technique juste est un trésor que l'on partage avec l'élève. Le débutant est d'une grande sensibilité. Il faut lui montrer des mouvements avancés car il goûte la merveille qu'on lui dévoile comme j'ai
moi-même goûté au premier jour les techniques de mon Maître Ueshiba Moriheï ».

Dan en Kinomichi

Les grades DAN sont certifiés par la CSDGE Aïkido (Ministère des Sports – France) et par la Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto – Japon).

Pourquoi les grades Dan appliqués au Kinomichi ?

Au début de l’année 2012, Maître Masamichi Noro, Fondateur du Kinomichi, a pris la décision d’instaurer pour l’enseignement professionnel de sa discipline, un système de grades “Dan” d’État applicable au Kinomichi.
Cette mesure visait à permettre à ses instructeurs d’accéder, en France, aux diplômes d’État d’Aïkido, d’Aïkibudo et disciplines associées, conformément au cadre réglementaire national.

Conformément à la vision et au désir du Fondateur, la qualité et la spécificité de la transmission sont garanties par l’enseignement des anciens instructeurs désignés par Maître Masamichi Noro, ainsi que par l’obtention de grades Dan et de diplômes d’État délivrés par des instances officiellement reconnues.

Dans la pratique du Kinomichi, les grades Dan constituent un repère objectif de progression et un outil d’évaluation continue du pratiquant.
Ils permettent une appréciation impartiale de la formation, fondée sur une progression factuelle, méritée et structurée, selon des critères techniques et éthiques clairement définis dans la nomenclature officielle du Kinomichi.

Leur attribution est assurée par des instructeurs seniors et anciens désignés par Noro Masamichi Sensei, sans dérive sectaire, garantissant la continuité authentique de l’enseignement, l’intégrité de la lignée et le respect des fondements originels du Kinomichi.

Ces reconnaissances s’appuient sur une même nomenclature technique et éthique, commune à la Commission Spécialisée des Dan et Grades Équivalents (CSDGE) du Ministère des Sports en France et à la structure liée à la Dai Nippon Butoku Kai General Corporation (DNBK) au Japon.
Cette double référence assure la cohérence, la légitimité et la continuité internationale de la formation des enseignants de Kinomichi.

Comment obtenir les grades Dan ?

En France, la délivrance des grades Dan est strictement encadrée par la législation. Un grade dan est un diplôme acquis à vie.

Ces Dan sont des grades d’État. Ils sont protégés par la loi et relèvent de la compétence du ministère chargé des Sports, sous le contrôle des commissions spécialisées des fédérations agréées et délégataires reconnues par l’État. Le Kinomichi a officiellement une sous-commission spécialisée de la Commission Spécialisée des Dans et Grades Equivalents (CSDGE) d’Aïkido.

La délivrance de ces grades s’effectue selon des critères techniques, éthiques et pédagogiques précis, et n’obéit à aucune logique commerciale ni à aucune influence sectaire susceptible de tromper le pratiquant ou de dénaturer l’esprit du Budō.

Le grade Dan représente ainsi une reconnaissance officielle de la valeur, de la compétence et de l’assiduité de son titulaire dans la pratique de sa discipline, tout en garantissant la transmission rigoureuse et authentique des arts martiaux au sein du cadre républicain français.

Au Japon, les grades Dan ainsi que les titres de Maîtrise sont attribués après examens rigoureux jusqu’au 8ᵉ Dan, conformément à des critères stricts fondés sur l’aspect technique, la tradition du Budō et la valeur personnelle du pratiquant.

Significations des grades Dan, diplômes et titres

8ᵉ Dan correspond à l’un des plus hauts niveaux de reconnaissance dans la hiérarchie des grades. Il atteste d’une maîtrise approfondie des principes techniques de l’Aïkido, dans leur expression spécifique selon le Kinomichi, ainsi que d’un engagement durable dans la pratique et la transmission. Au-delà de la seule compétence technique, ce grade consacre une maturité, une autorité pédagogique et une contribution significative au développement et au rayonnement de la discipline.

Inscrit dans le cadre institutionnel français et reconnu par des instances traditionnelles japonaises, il témoigne de l’inscription durable du pratiquant dans la continuité du Budō Aiki.

DESJEPS (Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) est un diplôme d’État français délivré par le Ministère chargé des Sports. Il certifie un haut niveau de compétence en encadrement, en direction technique et en développement de projets dans le domaine sportif.

Il atteste de la capacité à concevoir, piloter et structurer une activité ou une organisation, ainsi qu’à former et coordonner des cadres au sein d’une discipline.

Hanshi (範士) Modèle / maître exemplaire. Titre honorifique suprême du système Shōgō (称号), le Hanshi est décerné par la Dai Nippon Butoku Kai aux maîtres qui, par leur exemplarité technique, morale et pédagogique, deviennent des modèles vivants de la Voie du Budō. Il ne constitue pas un grade technique au sens du dan, mais une distinction personnelle reconnaissant un niveau exceptionnel de maturité technique, d’intégrité morale et de rayonnement dans la transmission. Le Hanshi désigne ainsi le maître qui incarne le modèle à suivre, tant par sa maîtrise technique que par sa conduite.

Au sein de la Dai Nippon Butoku Kai (DNBK, Kyoto, Japon), le titre de Hanshi est décerné à l’issue d’un long parcours de pratique, d’enseignement et de contribution au rayonnement du Budō. Il vient consacrer une vie de recherche et d’engagement au service de la voie martiale (Budō no Michi), dans le respect des principes d’éthique, de droiture, de sincérité (Makoto) et d’harmonie (Wa).

Sō-Shihan (宗師範) Maître des Maîtres / Titre spécifique désignant la plus haute autorité technique d’un style. Correspondant à une autorité technique et de fonction, il est l’un des plus hauts titres honorifiques dans les arts martiaux japonais traditionnels. Il symbolise une autorité suprême dans la transmission avec une excellence technique, éthique et spirituelleHors de la hiérarchie classique, il est un titre fonctionnel dans un style spécifique et il se distingue par son extrême rareté, son exigence et sa portée symbolique au-delà du système des grades même les plus élevés (8e ou 9e dan)Le titulaire de ce titre définit les orientations pédagogiques, les évolutions du style, dirige et arbitre pour la discipline. Il représente l’école dans les événements officiels au Japon comme à l’international. 

Dans le contexte DNBK, le titre de Sō-Shihan est conféré par le conseil de la Dai Nippon Butoku Kai à Kyoto sur la base d’une reconnaissance exceptionnelle. Hors DNBK, le titre est aussi utilisé dans les écoles classiques (koryū), les systèmes modernes (gendai budō) pour marquer le fondateur ou la plus haute autorité technique d’une organisation internationale. Bien que prestigieux dans le cadre traditionnel japonais, le titre de Sō-Shihan n’est pas soumis à une réglementation internationale stricte, ce qui peut conduire à des usages abusifs en dehors des cadres reconnus.

Daihyō (代表) en japonais signifie littéralement “représentant officiel” ou “délégué”. Le terme désigne une personne mandatée pour agir au nom d’une école, d’une organisation ou d’un fondateur, souvent à l’échelle nationale ou internationale. Représentant autorisé auprès d’une organisation, il engage l’école au nom du fondateur ou du conseil technique, tant sur le plan institutionnel que symbolique. À la différence du titre de Hanshi, qui relève du système honorifique (Shōgō), la fonction de Daihyō correspond à une responsabilité de représentation et de gouvernance. Il peut exister plusieurs Hanshi au sein d’une même structure, mais un seul Daihyō par école ou par division nationale.

Nomenclature officielle CSDGE* et DNBK**

*Commission Spécialisée Dan Grades et Equivalents (Ministères des Sports, France)

** Dai Nippon Butoku Kai (Kyoto, Japon)

La nomenclature a été élaborée sous la direction de Noro Masamichi Sensei de 2005 à 2011.

Nomenclature du kinomichi, les techniques
Nomenclature du kinomichi, les formes d'approche et de contact

Cadre des grades Dan d'Etat en France CSDGE

 En France, le code du sport prévoit une série de dispositions visant à protéger les dans ou grades équivalents délivrés dans les différents arts martiaux. Au sens du législateur, il s’agit de « qualifications ». […] L’article L.212-5 dispose ainsi que « nul ne peut se prévaloir d’un dan ou d’un grade équivalent (…) s’il n’a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération » délégataire ou agréée […]. 

Particularité des grades Dan Dai Nippon Butoku Kai – Japon

« Mens sana in corpore sano »